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110110001 - 26 septembre 2011

Je ferme mon blog

By Gordontesos - Blog

Ceci est le dernier billet que vous pourrez lire ici. Je ferme, j’arrête.

Gordontesos.com va rester en ligne, sous forme d’archive statique. Mais plus de commentaires, ni de nouveaux billets. Plus jamais de ça.

Pourquoi ? Parce que j’en ai marre. De cette pression constante, à la foi des incessantes demandes de publication, des attaques personnelles gratuites, allant jusqu’aux menaces. Je veux bien défendre la liberté d’expression, mais face à ces trolls, ça ne vaut définitivement pas le coup. Il faut savoir se donner des priorités dans la vie. Pas mal d’entre vous  estimeront avoir gagné, ce à quoi je répondrai que couper l’envie à quelqu’un de s’exprimer est une piètre victoire.

Bref, c’est fini. Je ne remettrai plus les pieds ici.

Gordon

EDIT :

Wait… WAIT ! Mais pas du tout ! Celui qui me fera taire, renier mes principes ou me fera perdre l’envie d’écrire n’est pas encore né. Effectivement, je ferme ce blog, mais c’est simplement pour déménager sur un nouveau tout beau !

Et puis, c’est pas en tant que troll de guerre que je vais me laisser abattre, hein ! Alors hop, on se retrouve sur gordon.so, y’a de la bière au frigo !

Et bisou à Touff et Paul pour avoir lancé la mode du « j’arrête-de-bloguer-mais-en-fait-non ».

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110100000 - 8 juillet 2011

Cartes sur table

By Gordontesos - Hacktivisme, plolitique

Comme vous le savez probablement, 11 (!!) députés ont adopté hier un texte de loi mettant en place une nouvelle carte d’identité, bardée de puces, et liée à un fichier informatique recensant l’intégralité de la population, soit 45 millions d’honnêtes gens. C’est, comme bon nombre de choses que le gouvernement veut nous imposer depuis un certain temps, tout bonnement inacceptable.

Comme à chaque fois qu’une telle nouvelle est annoncée, le Parti Pirate et la Quadrature du Net se fendront d’un communiqué, mais, honnêtement, qui les lira en dehors des gens qui suivent cette actualité, et qui sont naturellement déjà convaincus ?

Je prend donc l’initiative de vous proposer une action « coup de poing » : puisqu’on veut mettre en place cette nouvelle carte, profitons au maximum des cartes actuelles.Rendez-vous en mairie et demandez à renouveler votre carte. C’est possible même si elle n’est pas expirée, et vous pouvez tout à fait indiquer la raison de ce renouvellement : vous refusez qu’on vous impose le fichage. Vous garderez le « modèle » actuel, et ce pour 10 ans.

Il serait souhaitable de faire de cette action un mouvement national de contestation. D’une part, ça protègera les citoyens contre cette mesure orwellienne, et d’autre part, ça enverra un message fort à l’Etat, qui pourra s’inquiéter de voir des renouvellements de carte au même moment. À partir d’un moment, combattre par les mots ne suffit plus, il est grand temps de procéder aux actions plus concrètes.

Relayez cet appel, refaites votre carte, incitez votre entourage à en faire de même, bloguez, etc.
Procédure de renouvellement (il faut se munir de l’ancienne carte, de 2 photos d’identité, d’un justificatif de domicile, d’un timbre et, si vous avez un nom d’usage, d’un papier d’identité de votre parent)

Pour ma part, je vais à la mairie dès demain.

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110011011 - 6 juillet 2011

Modèle de lettre : contre le filtrage d’Internet

By Gordontesos - plolitique

Ce billet arrive un peu tard, vu l’actualité parlementaire. Pour info, le contexte étant qu’une loi est actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale, dont un article permettrait le filtrage de sites Internet. Pour plus d’infos, je vous conseille de vous rendre sur le site de La Quadrature Du Net, qui en parle très bien. Et, si vous en avez l’occasion, passez un coup de fil à votre député, là tout de suite, avant que cet article ne soit voté, pour peut-être faire changer les choses.

Pour ma part, j’ai contacté Jean-Michel Couve, dont l’attachée m’a proposé de lui écrire un mail expliquant mes arguments. Ce que j’ai fait, et je vous en livre ici le texte, à reprendre, modifier, améliorer, faire circuler, avant de le renvoyer à vos propres députés. C’est sous licence WTFPL, faites-en ce que vous voulez.

Bonjour.

Suite à mon appel de ce jour et sur le conseil de votre attachée parlementaire, je me permets de vous contacter pour vous exprimer ma vive inquiétude vis à vis du projet de loi renforçant les droits, la protection et l’information des consommateurs, et en particulier son article 10-VI-5°, qui, rédigé comme tel, permet à une autorité administrative de filtrer des sites Internet.

Étant administrateur système et président d’un FAI (Fournisseur d’Accès à Internet) associatif, je suis amené à travailler avec Internet au quotidien et de manière professionnelle. De part mes fonctions, je peux vous affirmer que le filtrage d’un site est une gageure technique et morale. Premièrement parce qu’une telle mesure ne résoud pas le problème car cela revient  à simplement cacher un site aux visiteurs potentiels au lieu de le faire fermer. La fermeture du site permettrait en effet d’empêcher quiconque d’y accéder d’une part et de poursuivre plus facilement l’éditeur du site devant la justice d’autre part. Deuxièmement,  un filtrage implique une mise en place de moyens techniques importants et démesurés par rapport au résultat escompté, résultat non fiable qui plus est ; il est en effet à la portée de n’importe quel internaute de contourner un tel filtrage. Enfin, le filtrage est extrêmement dangereux pour les libertés d’expression et d’information qui peuvent très rapidement être bafouées si cet outil, mis entre les mains d’une autorité administrative, devient un outil de censure inacceptable.

Les exemples prouvant l’inanité et les dangers d’une telle décision ne manquent pas, il suffit d’observer les pays dans le monde ayant mené une réflexion sur le filtrage : en Allemagne par exemple, le filtrage d’Internet a été abandonné, au profit de procédures plus efficaces pour obtenir la fermeture des sites Internet illicites (<http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-lallemagne-renonce-a-la-censure-du-net>);  en Australie, la liste des sites filtrés a été rendue publique et a non seulement offert une visibilité supplémentaires à ceux-ci, ce qui est évidemment contraire à l’objectif recherché, mais il s’est surtout avéré que des sites tout à fait légaux avaient été injustement bloqués.

C’est en effet un autre des nombreux dangers de cette censure : seul l’organisme ordonnant le filtrage peut  vérifier la bonne exécution de celui-ci et limiter les dérives possibles, sans aucun contrôle démocratique (<http://www.pcinpact.com/actu/news/51172-filtrage-blocage-acma-liste-noire.htm>). Il est, par exemple, très courant, et c’est le genre de choses que je suis amené quotidiennement à effectuer, qu’une seule adresse IP d’un serveur héberge plusieurs, voire plusieurs centaines, de sites web, souvent sans aucun lien entre eux, c’est ce que nous appelons la mutualisation de plateforme et qui est au cœur des services d’hébergement dit mutualisé. Filtrer une adresse IP, c’est prendre le risque de bloquer injustement des sites tout à fait licites, et ce risque ne doit pas être négligé (<http://www.pcinpact.com/actu/news/51278-filtrage-blocage-site-pedopornographie-impact.htm>).

Nonobstant, je sais que plusieurs amendements ont été déposés pour pallier à ce problème, et retirer toute allusion au filtrage d’Internet de cette loi et je souhaiterais vivement que vous vous engagiez en faveur de ceux-ci :
- L’amendement CE 72, déposé par Laure de la Raudière;
- L’amendement CR 228, déposé par Corinne Ehrel et le groupe SRC,
- L’amendement CR 255, de Lionel Tardy.
Ces amendements sont, à mes yeux, absolument nécessaires pour éviter de voter une loi profondément attentatoire aux libertés et droits fondamentaux de notre République (tel que l’a rappelé le Conseil Constitutionnel (<http://www.conseil-constitutionnel.fr/decision//2009/decisions-par-date/2009/2009-580-dc/decision-n-2009-580-dc-du-10-juin-2009.42666.html>)

Notez enfin que mon inquiétude est partagée, non seulement par bon nombre de mes concitoyens, mais également par certains parlementaires : la mission parlementaire de Corinne Ehrel et Laure de la Raudière a demandé un moratoire sur les nouvelles mesures de filtrage d’Internet. De plus, le rapporteur spécial de l’ONU Frank La Rue s’est inquiété dans son dernier rapport de la multiplication des mesures de filtrages qui menacent les libertés. Je vous invite à prendre en considération ces messages.

Je me tiens à votre disposition pour toute information complémentaire. Vous pouvez me joindre au ** ** ** ** **, ou par mail, à <***@***>.

Je vous prie de recevoir, Madame, Monsieur le député, l’expression de mes sentiments distingués.

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110010101 - 4 juillet 2011

HTC et son service technique

By Gordontesos - Humeur, Moi, Téléphonie et smartphone

L’affaire est trop grosse, tout comme ma colère ce soir, pour que je me prive d’un article à ce sujet.

Je possède, depuis environ 10 mois, un nouveau smartphone, un HTC Desire Z, sous Android. J’étais globalement satisfait de cette acquisition, même si l’ergonomie du clavier physique était bien en deçà de ce à quoi m’avait habitué mon précédent smartphone (Blackberry Bold 9700). Mais plus que ça, je tiens à soulever qu’HTC, bien qu’étant un constructeur renommé avec de très bons appareils à son actif (c’est par exemple lui qui a été choisi par Google pour construire le Nexus One), sait faire de bien jolies interfaces, mais manque cruellement de testeurs, tant ses applications sont mal conçues, lourdes et extraordinairement bugguées.

À ce sujet, je vais d’ailleurs énumérer quelques-uns de ces problèmes, non sans la maigre satisfaction de savoir que cet article sera peut-être lu et fera réfléchir d’éventuels futurs clients de HTC :

  • à la réception de l’appareil, je me suis empressé de tester la fonctionnalité (made in HTC) de migration de données, permettant de récupérer contacts et messages provenant d’un ancien appareil. Problème, mon Blackberry n’était pas reconnu, à l’inverse d’autres modèles de la marque. Il n’était pourtant pas si récent. Bref, je sélectionne un modèle proche, et l’importation se déroule correctement. Jusqu’à ce que, quelques jours plus tard, je reçoive des messages étonnants de mes contacts. Il s’est avéré que tous les messages importés ont été, un à un, renvoyés à mes contacts (à priori, pas de mélange des contacts, ceci dit). Cela représentait plusieurs centaines de mails, en visant bas. Je vous laisse imaginer l’explosion qu’un tel bug aurait pu produire sur un forfait sans SMS illimités, ce qui n’était heureusement pas mon cas. J’ai eu comme seule option, pour endiguer le problème, de retirer la carte SIM, et d’effacer un à un les messages enregistrés.
  • Le clavier physique, véritable point fort de l’appareil, et raison de mon achat, se conduit très aléatoirement : pour obtenir des caractères spéciaux ou accentués, il faut maintenir la pression sur une touche pendant une seconde pour afficher un menu permettant de sélectionner le bon caractère. Problème, ces menus se plaisent à se mélanger : ainsi, le « à » se trouvait de temps en temps sous la touche A, et parfois sous le Q. À noter également un problème, qui empêchait parfois lesdits menus de se fermer (par exemple, si on s’était trompé de touche) sans sélectionner l’un des caractères.
  • L’application Messages, lorsqu’elle est utilisée avec le clavier physique ouvert (donc en mode paysage) remonte toute seule au milieu de la page de conversation lorsqu’on est en train d’écrire, ce qui est particulièrement frustrant. Par ailleurs, à partir d’un certain nombre de caractères (correspondant à 3 SMS, il me semble), elle décide arbitrairement de transformer le SMS en MMS. Pratique, lorsque ceux-ci ne sont pas inclus dans le forfait.
  • L’application E-mail, comme celle Message, permettent de sauvegarder un brouillon de message. Or, je n’ai pas trouvé de moyen de récupérer les brouillons, ou, pour les mails, de lire les boîtes de messages envoyés, ou n’importe quelle autre boîte.
  • Les widgets sont une chose bien pratique pour avoir l’information importante à portée de main ou d’œil. Sauf quand ils ne se rafraichissent que lorsqu’on les affiche, et pas avant une seconde (ou plus s’il y a des données à mettre à jour). C’est à dire que sur les 7 pages de l’écran d’accueil, aucune n’est mise à jour en tâche de fond. Pas terrible pour suivre les flux (RSS, microblogging…), ni même pour consulter d’un coup d’œil l’horloge ou la météo. C’est un souci que j’avais déjà remarqué sur mon ancien HTC. Faire de jolis widgets, c’est bien, mais c’est mieux quand ils sont utilisables.

Ce n’est évidemment qu’une petite liste de choses qui me viennent à l’esprit. Cependant, rien qui n’entache sérieusement mon utilisation de l’appareil. À noter tout de même la volonté de HTC de tenter d’empêcher le root de son appareil (il s’agit d’une opération de débridage permettant d’avoir le contrôle sur l’appareil, de supprimer des applications publicitaires inutiles mais rendues obligatoires par HTC, voire de changer de système Android). C’est pourtant l’une des raisons pour laquelle les bidouilleurs de tous poils apprécient Android. Il est extrêmement dommage de voir les constructeurs chercher à verrouiller ça.

Mais ce qui me fait écrire aujourd’hui est autrement plus problématique. Il y a de ça environ un mois, j’ai eu la très désagréable nouvelle de trouver un beau jour l’écran de mon téléphone comme ceci :

Non, je n'ai pas essayé de le scanner en tant que code-barres. Voyez-vous, mon lecteur de codes-barres était ce téléphone.

En plus de ça, j’ai découvert une amusante feature : la couleur des barres variait selon des paramètres utilisés. Mais je dois avouer que ça fait un peu cher le gadget qui fait des trucs colorés aléatoires. Bref, du jour au lendemain, l’écran m’a complètement lâché. J’ai cependant constaté que la partie tactile, ainsi que le reste du téléphone fonctionnait toujours (je parvenais à le débloquer à l’aveuglette, et j’entendais certains sons de notifications). Mais rien d’autre. Voyant que rien ne semblait vouloir rattraper l’animal, je me suis résolu à le renvoyer au SAV de Rue Du Commerce (le site sur lequel je l’avais acheté).

Malgré l’annonce de 4 à 8 semaines lors de l’envoi, c’est pendant 3 semaines, délais d’envoi compris, que j’ai été privé de tout contact avec la 3G. Car j’ai pu déterrer mon ancien HTC, mais celui-ci, pour une obscure raison, n’a pas été capable de communiquer en 3G avec cette carte SIM (et ce, même s’il semblait capter la 3G). Le temps d’un séjour à Paris, vous savez, le genre de truc où il est vraiment appréciable de pouvoir compter sur la 3G, un GPS, de communiquer facilement pour pouvoir se retrouver, etc. Je me sens comme un survivant, après ça.

Mais, quelques jours après mon retour, et après avoir appris que le téléphone avait effectué son périple chez le constructeur, je l’ai reçu aujourd’hui même. Mes réactions, par ordre chronologique :

  1. Youpi, l’écran fonctionne à nouveau ! Joie et allégresse !
  2. Ha, tiens, ils ont réinitialisé l’appareil. Merde, c’est chiant, je vais devoir tout reparamétrer, mais heureusement que mes données importantes étaient sur la carte micro-SD, que j’avais pris soin de ne pas envoyer avec l’appareil (d’ailleurs, j’ai oublié celle-ci à Paris. Mais elle est en sûreté :] ). Ho, et puis, ça me permettra de réinstaller à partir de zéro, avec l’expérience, ça va être rigolo.
  3. Bon, je teste rapidement les fonctionnalités, voir si tout est OK. Ouvrons un navigateur web. Ho shit, il en met du temps, pour charger cette page d’accueil (le site HTC). Vraiment beaucoup de temps. Ça fait plusieurs minutes qu’il n’a strictement rien chargé, il doit y avoir un problème (et je passe les messages « site indisponible »). Bon, c’est peut-être le site qui est down, je vais en tester un autre.
  4. Je déploie le clavier physique, et commence à taper machinalement l’URL d’un moteur de recherche, qui n’a pas l’habitude pour compter les coupures de service parmi les choses qu’on peut lui reprocher. Wait, j’ai raté des lettres, je retape. Toujours pas. Ho, bha tiens alors, en fait, plus de la moitié des touches physiques ne fonctionne plus du tout. C’est ballot, moi qui avais l’habitude d’utiliser au mieux notre alphabet. Et puis, la touche espace, mine de rien, ça peut servir.
  5. Au passage, même après avoir tapé via le clavier tactile l’URL, aucun site ne s’avère joignable.
  6. Ha, ben en fait, j’avais oublié, mais j’ai perdu tous mes contacts. Ça, c’est pas super drôle (bon, nuançons, j’ai pu en récupérer quelques-uns via mon compte google qui s’était synchronisé).

Là, je vous ai fait la version poétique avec des petites fleurs. Vous imaginez allègrement que ma réaction fut un poil plus verbeuse. S’ensuivit un appel rageur au support RdC, qui m’indique ne rien pouvoir faire. Ils m’ont néanmoins conseillé de contacter directement HTC, et de leur renvoyer l’appareil. À cette fin, et à ma demande, ils me font parvenir un bon de retour, m’évitant de devoir payer les frais d’envoi. Bon, sauf qu’en recevant ledit bon, il s’est avéré qu’il permettait d’envoyer l’appareil… à RdC, et non à HTC. Bravo les mecs. Ha, et petit conseil, évitez de mettre une musique d’attente si sa qualité est aussi mauvaise. Ça rend de mauvais poil.

Bon, appel du support HTC. Après une première tentative infructueuse, où je me suis rendu compte après avoir exposé mon problème qu’il n’y avait plus personne de l’autre côté, je réessaie, pour tomber sur un humain ou assimilé. Celui-ci s’est montré parfaitement courtois, et m’a, au bout de 30 minutes, indiqué les conditions de renvoi de l’appareil. Je ferai néanmoins une nouvelle demande à HTC, parce que je n’ai pas vraiment l’intention de prendre à ma charge les quelques 15€ de frais d’expédition pour une faute du support technique.

Voilà donc où j’en suis aujourd’hui : avec un smartphone avec écran mais sans clavier physique, et semblant souffrir d’un certain autisme vis-à-vis du 3G. Et une nouvelle indisponibilité de l’appareil à prévoir. Et avec ça, une rage assez prononcée. D’où cet article, qui, je l’espère, permettra à une ou deux personnes de réfléchir à un éventuel futur achat de produit HTC.

Mise à jour :

Épilogue moins négatif qu’il n’y paraissait initialement, le problème de réception 3G semble être dû à la réception chez moi, vraiment minable. Et, plus étrange, le clavier s’est progressivement remis à fonctionner intégralement. Quand je dis progressivement, c’est que le lendemain de la publication de ce post, seule la rangée du bas était morte (c’est tout de même un poil gênant pour la ponctuation de base ou la barre d’espace). Et, au cours de la journée, celle-ci est également revenue à la vie. Depuis, plus de souci, si ce n’est que quelques touches ont temporairement sauté aujourd’hui. C’est donc assez instable, mais je n’ai vraiment pas envie de le renvoyer à nouveau en SAV (d’autant plus que grâce à la présence d’esprit du service client RdC, je n’ai pas de bon de retour comme ils me l’avaient promis).

Cependant, j’ai remarqué un nouveau problème. Du moins, j’espère vraiment qu’il n’en deviendra pas un : l’une des 4 charnières reliant l’écran au clavier, et mécanisme permettant l’ouverture du smartphone, est manquante. À première vue, le mécanisme n’en est pas sensiblement plus fragile, mais je suppose qu’elle n’était pas là au hasard.

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110001000 - 6 mai 2011

Le web, un danger pour Internet ?

By Gordontesos - Web

J’aime bien les titres honteusement racoleurs. Et si j’écris celui-ci, c’est pour faire part d’une réflexion plutôt technique sur les usages du réseau des réseaux.

Tout d’abord, pour ceux qui ne seraient pas totalement au fait de la situation, je préfère clarifier les termes suivants :

  • Internet est un réseau. C’est un immense maillage composé de millions de machines (ça englobe aussi bien le serveur au frais dans un datacenter de Google que le vieux PC de madame Michu, en passant par les routeurs de votre opérateur mobile qui vous ment en vous parlant d’Internet sur le réseau 3G). Chacune de ces machines est, du point de vue du réseau, sur le même niveau. Il n’existe aucune hiérarchie technique sur Internet. Par principe, ce réseau est donc neutre (mais sa distribution l’est souvent moins).
    À l’intérieur d’Internet, il y a des protocoles. Plein (la couche TCP/IP). Sur 7 niveaux, les plus élevés dépendant des plus bas. Ainsi, l’Ethernet (qui donne son nom aux cables RJ-45 que vous utilisez probablement pour connecter vos machines sur le réseau) est de niveau 2, dit de liaison. Au-dessus, au niveau de transport (le 4), se trouvent les protocoles TCP et UDP (entre autres). Ces protocoles définissent des ports utilisables par les niveaux supérieurs : la norme veut que certains protocoles applicatifs (mettons HTTP) soient historiquement attachés aux mêmes ports. Ainsi, le HTTP emprunte généralement le port 80 TCP.
  • Le web est grosso modo une application du protocole HTTP(s). Il désigne le transfert par HTTP de sites web, qui sont des ensembles de ressources comprenant essentiellement des pages HTML. Le web est donc une partie d’Internet, mais la réciproque est évidemment fausse.

Maintenant, si on regarde l’évolution d’Internet, on remarque rapidement que le web a pris une importance exponentielle. Il y a 15 ans, il était utilisé pour publier des documents simples. Voilà ce qu’étaient les sites. Aujourd’hui, on publie et visionne des vidéos, on discute avec ses amis, on lit ses mails, on fait ses courses… Les usages n’ont plus rien à voir. Finalement, le web est devenu une sorte de plateforme de déploiement rapide d’applications.

Cependant, j’en viens à me demander si c’est une bonne chose. En informatique (comme en science, en général), les choses aiment bien être à leur place. Et, finalement, ce détournement de l’idée initiale de HTTP est un hack de très grande ampleur. Cependant, faut-il rester sur cet état ? Ne faut-il pas, dans un souci d’optimisation des protocoles, dédier chaque tâche à ce qui est réellement pensé pour elle ? Je pense notamment aux mails. Le mail, ce sont les protocoles POP, IMAP et SMTP (ainsi que leurs variantes encapsulées dans SSL/TLS). Mais un webmail (une page web permettant de consulter ses mails dans un navigateur), c’est du HTTP(s). Là où, lorsqu’on utilise un client logiciel, l’utilisateur utilise directement les protocoles adaptés à son besoin, il va rajouter une couche de HTTP pour joindre son webmail, qui joue le rôle de passerelle. Ainsi, la communication avec le serveur mail est abstraite, et on rajoute un niveau de lourdeur aux requêtes.

Le protocole IP est conçu pour que les paquets puissent emprunter le plus court chemin entre deux hôtes. Je suis convaincu que le même raisonnement devrait être appliqué à ce genre d’applications. Les utilisateurs de webmails justifient souvent leur choix (lorsqu’il est volontaire) par le besoin de pouvoir lire leurs mails en déplacement. Or, le protocole IMAP permet parfaitement de gérer cet usage. Même le POP permet de garder les messages sur le serveur. Et la nature ouverte des protocoles permet d’utiliser l’application cliente de son choix, voire d’en utiliser plusieurs (par exemple, selon l’endroit d’où on se connecte). Ainsi, je ne vois pas ce qui pourrait justifier l’usage d’un webmail face à une application native, d’un point de vue d’utilisateur. On peut arguer que le premier consomme bien moins de ressources, mais personnellement, quand je vois la consommation mémoire de mon navigateur (Firefox), je ne suis pas vraiment d’accord. Le fait est qu’utiliser un webmail rajoute un transport, une couche qui, comme tout logiciel ou protocole, peut avoir des faiblesses. Et, plus on complexifie la communication, plus elle faiblit (en termes de sécurité et performance).

J’ai pris l’exemple du mail, mais ça vaut pour une majorité d’usages qui sont fait du web aujourd’hui : les forums de discussions, les agrégateurs de RSS… Ces usages bénéficient d’un protocole (voire, pour le RSS, d’un simple format). Mais le commerce électronique ? Le microblogging ? Ce sont des applications qui n’existent que sous forme de sites web. Je pense que ces usages mériteraient d’avoir des protocoles propres, et évidemment ouverts, pour optimiser l’usage du réseau.

Prenons l’exemple du e-commerce. Celui-ci obéit à des normes invisibles, qui indiquent par exemple qu’une boutique dispose généralement de liste de produits, de panier d’achat, de procédure de commande. Pourquoi ne pas plancher sur un protocole spécialement pensé pour ça ? Ainsi, une boutique en ligne ne serait plus nécessairement un site web, mais pourrait être une application, et même plus : un utilisateur pourrait utiliser son propre logiciel pour interagir avec les boutiques de son choix, comme on le fait aujourd’hui avec un client mail et n’importe quel fournisseur.

Je pense que cet exemple peut s’appliquer à énormément d’usages actuels du web. Et je pense que le réseau ne s’en porterait que mieux : un protocole direct de e-commerce, ça serait l’assurance de l’interopérabilité, du fonctionnement, de l’optimisation… Par exemple, la plupart des interfaces de paiement en ligne fournies par les banques indiquent, dans leur page d’attente de la validation du paiement « ne retournez pas en arrière, ne rechargez pas cette page ». Pour moi, c’est juste un patch très sale pour dire à l’utilisateur « le protocole que vous utilisez actuellement n’est pas très adapté pour ce qu’on est en train d’en faire ». Dans ce cas, une logique froide voudrait qu’on développe un protocole pour ça, qui n’aurait pas à s’embarrasser d’avertissements de ce genre…

Alors, bien évidemment, la conception, la validation, l’adoption à grande échelle et l’implémentation d’un nouveau protocole est une tâche extrêmement ardue. Mais je ne pense pas qu’il soit sain pour l’avenir de se contenter d’une solution de facilité, qui fonctionne, certes, mais dont la logique n’est pas parfaite.

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101011011 - 22 février 2011

Howto pratique : l’installation complète d’une Gentoo Linux

By Gordontesos - Linux&co

Et quand je dis « une Gentoo », c’est pour faire référence à sa qualité de « meta-distribution ». Car il n’y a pas une seule Gentoo, mais des milliers différentes, chacune optimisée pour un usage précis. Mais débutons par quelques explications :

WTF is Gentoo ?

Gentoo Linux est un système d’exploitation libre, comme peut l’être Debian ou FreeBSD. Les néophytes, auxquels cet article ne s’adresse absolument pas, en parleront sans doute sous l’amusant sobriquet « Linux ». La principale spécificité de Gentoo est qu’elle est distribuée sous forme de sources uniquement (à une petite poignée d’exceptions près). Ce qui a l’immense avantage d’être extrêmement flexible et modulaire (à l’image du noyau Linux même). Là où Ubuntu s’installe sans trop râler en cliquant frénétiquement sur « Suivant », l’apprenti Gentooiste mettra les mains dans le cambouis et « construira » lui-même son système, pièce par pièce, et en compilant lui-même et avec ses petites options gcc (ou autre, d’ailleurs).

Mais qui dit avantage, dit inconvénient aussi. Sauf les fanboys d’Apple, mais eux sont irrécupérables. L’inconvénient majeur donc, est également l’avantage cité plus haut : faut y mettre les mains. Faut passer du temps pour obtenir un système fonctionnel, mais bon sang de bois, quand c’est le cas, ça tourne bien. Vu que tout aura été compilé en local, les binaires seront optimisés à volonté, et on n’a pas des mainteneurs qui foutent la merde dans les paquets, comme sous Kubuntu, dont l’intégration de KDE est bugguée à souhait. C’est donc la raison d’être de ce billet, qui s’annonce particulièrement long : vulgariser l’installation de Gentoo, celui-ci n’ayant pas vocation de remplacer l’excellente documentation indispensable à tout Gentooiste. Et pour faire dans l’inédit, j’écrirai ce document au cours de ma propre installation d’une nouvelle machine.

Ce qui sera expliqué ici

Toutes les étapes du Handbook seront commentées, avec les difficultés rencontrées par mes soins, mes choix et leur explication par rapport à certains éléments, et autres…

Mon installation a pour objectif de monter une machine de bureau, avec l’accent mis sur la sécurité (le disque dur sera intégralement chiffré), et les performances (histoire d’utiliser au mieux le matos de guerre que je me suis offert).

En parlant de matériel, voici la configuration de référence de ce document :

  • Processeur Intel i7 930 (4 cœurs multi-threads, ce qui donne 8 processeurs visibles par le système)
  • ???Carte mère Gigabyte X58A UD3R (chipset Intel X58, chipset audio ?Realtek ALC889A, contrôleur réseau Realtek RTL8111D)
  • 3 barrettes KINGSTON DDR3 PC3-14400 (2Go chacune)
  • Carte graphique nVidia Geforce GT240 (1024Mo de RAM DDR3)
  • SSD Crucial RealSSD C300 de 64Go

Le reste ayant peu d’importance, on peut d’ores et déjà prendre en compte ce matériel dans la conception du système :

  • le processeur tourne comme un cheval dopé, et dispose de 8 threads, ce qui est très appréciable pour la compilation
  • on a 6Go de RAM, ce qui permet d’utiliser du tmpfs (système de fichier monté en RAM, très pratique pour des données volatiles, comme les fichiers temporaires ou fichiers de compilation)
  • on a un SSD très rapide et d’une taille assez faible, bien que ça ne soit pas critique au point de chercher l’optimisation de la taille des binaires. Il faudra le prendre en compte pour tenter d’optimiser son utilisation.

Ce qui ne sera PAS expliqué ici

Comment installer Gentoo Linux. Ça paraît con, mais il existe une doc officielle, très complète, et qui constitue une référence. Je ne suis pas là pour la remplacer, seulement pour présenter à vif ma propre installation.

A qui s’adresse ce walloftext indigeste ?

À ceux qui auront compris au moins 90% de ce que je viens d’écrire. Ou qui ont beaucoup de temps à perdre. Lire la suite »

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101110101 - 4 février 2011

Déconnexion

By Gordontesos - Humeur, Moi, Téléphonie et smartphone, Web

Instant culturel : en français, le mot « déconnexion » prend un X, à la différence de l’anglais, où il est écrit « deconnection ». Voilà.

Mon actualité très personnelle m’a poussé à précipiter plusieurs décisions, dont la finalité rappelle l’effet fantasmé d’Hadopi : la coupure. À la différence près que ce n’est pas mon accès à Internet qui sera coupé, mais plusieurs liens sociaux.

Premièrement, et c’est non sans une certaine honte que je le dis, je parle de mon compte Facebook. Oui, je l’avoue, devant vos regards dépités de fans trahis, qui sont en train de se demander où trouver des poupées vaudou à mon effigie, j’avais jusqu’à aujourd’hui un compte Facebook. Non nominatif, présentant peu de données personnelles, mais malgré tout beaucoup trop intrusif. J’ai donc décidé, d’un geste rageur et anticipé d’une semaine, de supprimer purement et simplement ce compte, sans grand espoir d’efficacité concernant la rétention de mes données par ce Big Brother en puissance. Malgré tout, c’est un premier pas, qu’il vaut mieux, je l’estime, faire plutôt que de laisser le service s’insinuer de plus en plus dans notre vie privée. Car j’ai peu de doutes sur le futur de la société, qui vit grâce à la monétisation des données personnelles d’un demi-milliard de braves gens ; étant donné que la popularité d’un réseau est lié exponentiellement au nombre d’utilisateurs dessus, il sera de plus en plus facile pour Facebook de faire adopter des mesures de plus en plus inacceptables (au hasard, le fichage de l’intégralité de la navigation web d’un utilisateur).

Je tiens à relativiser tout de même : tout n’est pas à jeter chez Facebook, et encore moins ce qu’il est : un réseau social, permettant d’échanger statuts, commentaires, photos, évènements, et que sais-je. Aux ermites dans leur caverne qui renient en bloc cette avancée, je répondrai que le réseau social (dont Facebook est l’exemple type) fait évoluer les interactions, au même point que le mail a révolutionné la lettre manuscrite, qu’IRC a révolutionné (sans chercher à le remplacer) le mail… On a entre les mains la nouvelle évolution, il n’y a que la forme sous laquelle elle s’est présentée qui est critiquable. Car si à l’époque le mail n’avait été fourni que par une société privée, sous forme d’une boîte noire sans contrôle, les mêmes problématiques se seraient posées. Il est nécessaire aujourd’hui de fournir une solution propre, et ouverte, à ce besoin de réseau social. Il existe plusieurs candidats à cette demande, dont Diaspora, qui a pour l’instant ma préférence (pour le sérieux de ses créateurs, la méthode de travail employée, la crédibilité du projet grâce à la fantastique levée de fonds de l’année dernière). Mais, et je regrette la pub trop grande qu’il a eu à ce stade, il faut garder à l’esprit qu’il n’est qu’en alpha : il n’est absolument pas utilisable en production (c’est à dire en utilisation quotidienne), mais devrait être réservé à des fins de tests uniquement, en particulier par des développeurs. Je crois personnellement beaucoup en ces solutions, et j’ai hâte de pouvoir profiter à nouveau d’un réseau social, mais en version propre et libre. J’attendrai simplement le temps qu’il faudra pour m’y remettre.

Pour finir sur ce point, je donne à toutes fins utiles le lien de suppression d’un compte Facebook, fort logiquement bien planqué dans les pages d’aide : http://www.facebook.com/help/contact.php?show_form=delete_account. La suppression est effective sous 14 jours, pendant lesquels toute reconnexion annule la procédure. Pour les plus addicts, il faudra faire attention, si vous décidez de supprimer votre compte, à ne pas craquer durant ce délai.

Ensuite, pour revenir à l’introduction de ce billet, ma seconde coupure sociale est un simple changement de numéro de téléphone, qui n’a de notable que de se produire en même temps que la suppression de mon compte précité. Ce sont les raisons qui le sont plus : pour commencer, et depuis que j’ai changé de téléphone il y a 3 mois, j’ai eu envie de tester la fonction tethering d’Android (partage de connexion, ou « option modem »). Je l’ai allumée 3 minutes montre en main, puis coupée, n’en ayant pas l’utilité immédiate. Plusieurs semaines plus tard, j’ai aperçu avec surprise sur ma facture, qu’une « option modem ajustable 500Mo » m’avait été facturée 20€. Sur le coup, après la surprise, j’en ai déduit que le simple fait d’avoir utilisé cette fonction, entraînant éventuellement quelques kilobits de transfert, avait atteint un premier palier de données fixé à 500Mo. Soit. Le problème a été nettement moins amusant le mois suivant, c’est à dire il y a quelques jours : cette fois, j’ai été facturé de 30€, pour, soit-disant, 750Mo consommés. La différence notable étant que je n’ai plus du tout touché au tethering, cette option est donc parfaitement incompréhensible. J’ai évidemment appelé la hotline sans attendre, pour tomber sur un message qui provoque encore aujourd’hui une hilarité incontrôlable :

« Bonjour et bienvenue chez SFR. Tous nos conseillers sont actuellement en ligne, veuillez rappeler dans 48 heures. »

Illustration de mon désarroi

Évidemment, travaillant juste au-dessus d’un magasin SFR, je m’y suis rendu immédiatement, pour constater amèrement que le seul lien entre SFR et les boutiques SFR est le nom : les vendeurs sont incapables de faire quoi que ce soit en relation avec mon contrat, et n’ont pu m’aider, car leur seule marge de manœuvre était d’appeler eux-mêmes la hotline en vacances. Je ne me suis pas dégonflé, et ai contribué régulièrement à saturer leur ligne, jusqu’à tomber par chance, le soir même, sur quelqu’un. La conversation fut passablement électrique, en raison de mon envie de faire brûler à peu près tout le monde. J’expliquai cependant très courtoisement le problème, et patientai tandis que l’opératrice demandait conseil à son supérieur. Quelques minutes plus tard, elle m’annonça joyeusement qu’elle pouvait faire un geste commercial, et me rembourser ces 30€ sur ma prochaine facture, mais qu’il ne fallait pas m’attendre à ce que ça puisse se reproduire la prochaine fois. Pour vous donnez une idée de la tête que j’ai fait à ce moment, référez-vous à l’image précédente. J’expliquai, avec bien moins de courtoisie, que je ne m’attendais pas à un geste commercial, mais à une correction de l’erreur dégueulasse qui apparaissait sur ma facture. Devant l’entêtement de l’opératrice, j’ai trouvé le moyen de faire en sorte que ça ne se reproduise plus, en demandant à être transféré au service résiliation sans plus attendre.

Car, et c’est vraisemblablement la raison pour laquelle la hotline était injoignable, c’était ce jour-là qu’entrait en vigueur la hausse de TVA, qui permettait à n’importe qui de résilier sans frais son contrat Internet ou mobile (le premier qui parle d’Internet au sujet des forfaits 3G ira me faire le plaisir d’aller dire « coin » sur le chan IRC de FDN). Ainsi, j’ai demandé une résiliation de ma ligne, pour souscrire chez un opérateur qui aurait la décence de ne pas me racketter de la sorte. Me sentant passablement énervé, le téléconseiller a judicieusement évité de tenter de m’arnaquer en me faisant payer de quelconques frais, et m’a promis que la résiliation serait effective sous 10 jours (je n’ai pas encore eu de confirmation, ni par SMS, ni par mail, ni par courrier. Si d’ici quelques jours je n’en ai toujours pas, je me rappellerai joyeusement à leur bon souvenir). Cependant, la portabilité du numéro impliquant d’autres procédures, et étant d’un naturel particulièrement fainéant, j’ai abandonné l’idée de garder mon numéro (l’actuel ayant moins d’un an, il n’avait pas une grande importance pour moi).

Je suis donc dans une phase de recherche de nouvel abonnement 3G, et je suis allé en boutique me renseigner auprès des deux autres membres de la sympathique mafia des télécoms : chez Bouygues et Orange, j’ai eu confirmation que, pour le premier, le tethering était rigoureusement interdit, pour l’autre il était, tout comme chez SFR, surfacturé, au prétexte qu’un octet envoyé vers un ordinateur était plus lourd qu’un même octet envoyé sur un mobile ! J’ai alors pris conscience de l’horreur que représente le « web mobile » pour la neutralité des réseaux, qui est ici bafouée au plus au point (discrimination des données, bridage du débit au-delà d’un quota, interdiction d’une certaine utilisation, écoute des paquets pour lire l’user agent du navigateur afin de surfacturer, et je passe sur le réseau NATé, qui n’a strictement rien de ce qu’on peut appeler Internet). Il est vraiment temps que Free Mobile arrive dans le marché pour massacrer les ententes entre les 3 opérateurs. Je ne m’attend pas vraiment à ce que Free offre ensuite du vrai Internet mobile, mais j’ose croire qu’ils changeront pas mal de choses. En attendant, je ne me suis pas fixé sur un opérateur, et je reste ouvert à toute remarque pour m’aider à en choisir un qui soit suffisamment respectueux de son client et du réseau.

Ainsi donc, me voilà coupé, en partie malgré moi, de certains contacts. Mais, comme je l’ai déjà dit ailleurs que sur ce blog, il existe encore une petite infinité de méthodes pour me joindre : par ce blog, par mail (auto-hébergé sur le domaine de ce blog), sur Jabber (gordontesos@jabber.gordontesos.com), via Twitter même si je l’utilise essentiellement de façon professionnelle, voire en m’invitant à boire un coup, ou à me goinfrer au restau (j’invite aussi, hein). J’espère que cette situation rappellera que les moyens de contact ne se font pas exclusivement sur Facebook, que le vrai mail ne se termine pas en @gmail.com, et que le mot « social » existe depuis bien plus longtemps qu’Internet.

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101101110 - 12 janvier 2011

Lettre ouverte aux députés – LOPPSI article 4

By Gordontesos - Hacktivisme, plolitique

Ceci est un exemple type de lettre ouverte que j’encourage à personnaliser, puis envoyer à votre député, s’il a voté pour le projet de loi LOPPSI et pour son article 4 qui, je le rappelle permet une censure du net sans aucun contrôle ni la moindre garantie, loin de toute décision judiciaire. Elle a été rédigée par Skhaen et moi-même, à partir du modèle rédigé et publié par le Parti Pirate. Elle est ici diffusée sous licence CC0 1.0 Universal (CC0 1.0) – Public Domain Dedication.

Il est important qu’un maximum de monde contacte ses élus pour leur faire comprendre la volonté forte de leurs électeurs, qu’ils sont censés représenter. Alors copiez cette lettre, modifiez-la si vous voulez (un minimum serait quand même d’éditer la signature et d’accorder quelques détails selon votre sexe et celui de votre député(e). Imprimez-la si vous préférez l’envoyer par courrier (ce qui a plus d’impact), elle a été rédigée de sorte à ce que les liens puissent être facilement lus et réécrits en format papier.

Madame, Monsieur le/la député(e),

Je suis particulièrement concerné, aussi bien professionnellement que personnellement, par Internet et par la législation qui s’y applique (ou tente de le faire). C’est avec intérêt que j’ai suivi l’actualité de la loi LOPPSI 2 (Loi d’Orientation et de Programmation pour la Performance de la Sécurité Intérieur) et plus particulièrement son article 4 [1].

J’ai eu connaissance de votre vote lors de la séance à l’Assemblée nationale du 21 décembre 2010 sur le projet de loi dit LOPPSI [2] et je tiens à vous exprimer ici mon profond désaccord avec les « idées » que vous tentez d’imposer. Bien que l’intention de combattre la pédopornographie soit tout à fait louable, les moyens mis en œuvre seront, comme l’ont souligné beaucoup d’experts[3] et d’associations[4], inefficaces, car les pédophiles n’opèrent  pas de manière « ouverte » avec leurs « clients »[5].

Cette loi ne protégera personne, ni enfants, ni internautes. Filtrer un site consiste uniquement à mettre ses mains devant ses yeux en se disant « je ne vois plus rien ». Les contenus sont toujours présents et il suffit de quelques minutes pour qu’ils soient de nouveaux disponibles[6], et nous ne parlerons pas des techniques de filtrage qui sont contournables sans aucun problème[7]. Mais il est hélas facile d’imaginer là l’opportunité pour un gouvernement, dont les déboires se multiplient, de se doter d’une arme de censure « discrète » et incontrôlable [8] [9] [10].

A force d’ignorer ceci, vous risquez bien plus que de perdre des voix. Ce projet de loi est  hautement liberticide, non seulement pour sa volonté quasi-avouée de filtrage et de censure du seul médium encore libre aujourd’hui, mais aussi pour son effrayant irrespect de la séparation des pouvoirs : c’est à la justice et à elle seule de décréter ce qui est illégal et ce qui ne l’est pas[11], et vous tentez de court-circuiter le processus judiciaire, pour répondre de la mauvaise façon à un problème, que vous vous permettez  d’ailleurs d’utiliser comme symbole pour faire passer une loi inacceptable.

En ma qualité de citoyen et d’électeur, je vous demande solennellement de faire votre travail de représentant(e) du peuple Français, et de voter contre cette loi, et plus particulièrement contre l’article 4.

En vous remerciant,

Gordontesos

Sources :

  • [1] « Loppsi 2, article 4?, par Zythom, expert judiciaire http://ur1.ca/2mwzk
  • [2] http://www.nosdeputes.fr et http://www.laquadrature.net/wiki/Memoire_politique
  • [3] Comme Cédric Blanchet, Ingénieur-chercheur et responsable du département de recherche en sécurité informatique chez EADS France http://ur1.ca/2momz
  • [4] Association L’Ange Bleu (A.N.P.I.C.P. : Association Nationale de Prévention et d’Information Concernant la Pédophilie) : « LOPPSI : la protection de l’enfance, cheval de Troie du filtrage généralisé d’Internet ? » http://ur1.ca/2qsov
  • [5] « Le commerce de la pédopornographie sur Internet de 2000 à 2010? par Fabrice Epelboin pour readwriteweb http://bit.ly/pedobiz
  • [6] « WikiLeaks : une épidémie de sites miroirs à travers le monde » sur PcINpact http://ur1.ca/2t5po
  • [7] « Filtrage d’Internet : la grande illusion (partie 2/2), proxy, routage et chiffrement », par Tristan Nitot http://ur1.ca/2t5h5
  • [8] « Loppsi 2, article 4?, par Zythom, expert judiciaire http://ur1.ca/2mwzk
  • [9] « En Tunisie, le régime se durcit pour éviter qu’Internet le renverse » sur Numerama.com http://ur1.ca/2s40b
  • [10] « Algeria joins the Internet censors club » sur OpenNet.net http://ur1.ca/2t5kg
  • [11] « Émettre des images pédopornographiques, c’est un délit. Donc c’est pour cela qu’on n’a pas mobilisé un juge ; parce qu’on nous fait la critique que le filtrage il sera par une autorité administrative » – Eric Ciotti http://ur1.ca/2pgb5

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101011000 - 25 août 2010

Censorcheap – sponsorisé par Paul le Poulpe

By Gordontesos - Blog, Hacktivisme, Web, plolitique

Les plus avertis d’entre vous(nous) le savent déjà, Censorcheap vient de sortir. Mais qu’est-ce que c’est donc ? Le dernier projet de Paul Da Silva est une base de données communautaire de la censure d’Internet dans le monde. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que, dans plusieurs pays, les gouvernements cherchent à empêcher aux citoyens d’accéder à certains sites, pour diverses raisons (endiguer la pédophilie dans le monde, se faire du blé, taire toute possibilité de critique ou d’opposition politique…). En France, ça vient d’arriver, avec l’ARJEL, qui a dangereusement ouvert la boite de Pandore, en faisant bloquer un site de pari en ligne (stanjames.com, profitez bien du fait que ce lien fonctionne). Le tribunal a en effet exigé que les FAI (du moins, les 7 plus gros) emploient tous les moyens possibles pour bloquer l’accès à ce site (sans la moindre promesse de dédommagement des FAIs, en gros c’est « démerdez-vous, si vous n’obéissez pas, on vous fera payer comme des gorets ». C’est évidemment une très lourde violation de la neutralité du net, mais aussi et surtout une porte ouverte à d’autres dérives dictatoriales (les syndicats de l’industrie musicale ont déjà dit, à propos d’un filtrage de sites pédopornographiques « si on peut le faire pour la pédophilie, on peut le faire pour la musique »).

Quoi qu’il en soit, et pour revenir à Stanjames.com, le premier (seul ?) FAI à avoir obtempéré pour l’instant est Bouygues (faut-il rappeler l’amitié entre le charmant patron et notre nabot national ?), qui a posé un ridicule filtrage DNS sur le domaine principal (les autres domaines liés à ce site fonctionnent très bien). Le danger de ce blocage est donc anecdotique, tant il est facile de le contourner (par ordre croissant de difficulté : utiliser un autre domaine pointant sur le site, entrer directement l’adresse IP à la place du nom de domaine, changer ses DNS pour ceux d’OpenDNS ou Google, passer par un proxy, un vpn, être son propre FAI et paraître suffisamment négligeable aux yeux de la justice pour ne pas recevoir d’injonction de blocage, déménager en Islande…). Mais ce n’est malheureusement qu’un début, et on peut aisément imaginer que la censure (car c’est bel et bien de ça qu’il s’agit) gagnera en expérience, et saura vite se montrer plus pernicieuse (les fervents défenseurs de l’argument « ouais mais j’ai rien à me reprocher » n’auront aucune crainte en sachant que leur FAI observe de façon automatisée absolument tout ce qui se fait sur leur ordinateur…). Censorcheap, n’étant qu’une base de données, n’a pas immédiatement vocation à contourner ces filtrages. Mais à renseigner, à montrer aux censeurs qu’ils sont à leur tour surveillés. Concrètement, comment ça fonctionne ? Il y a une extension à installer sur son navigateur (pour l’instant, seule l’extension Firefox existe, mais il en viendra d’autres. Et si vous avez le bon sens de refuser d’installer des programmes inconnus, le code source est ouvert, et vous pouvez donc vérifier qu’il ne s’agit pas d’un spyware gouvernemental), qui, lorsque durant votre navigation, vous rencontrerez des erreurs indiquant qu’une page ou qu’un domaine n’existe pas, demandera de façon transparente à la base de données si cette URL est connue pour être bloquée (si la requête renvoie aussi une erreur depuis une source « sûre », on considère qu’elle peut être bloquée). Si elle s’avère réellement bloquée (c’est à dire, si elle a reçu suffisamment de reports), l’extension prévient l’utilisateur de la situation. Le but est donc d’informer avant tout. Et de pouvoir vérifier les abus potentiels et hautement prévisibles du gouvernement et de ses pseudo-autorités indépendantes (HADOPI n’est pas loin). Si la censure augmente, la taille de Censorcheap augmentera aussi, et plus d’utilisateurs sauront que ceux pour qui ils ont voté cherchent à les faire taire. En parallèle, les moyens de contournements seront connus de tous (même la Chine ne peut pas l’empêcher), et c’est autant d’armes qui se retourneront contre ceux qui auront voulu bafouer la liberté d’expression.

En bref, je vous invite à, comme je le fais moi-même, jouer le jeu de Censorcheap, installer l’extension, et surtout, vous tenir au courant de l’évolution de ces dangereuses pratiques. Pour cela, PC INpact, Numerama, La Quadrature du Net, les blogs de Bluetouff, Paul Da Silva, Korben, le mien, et Twitter, sur lesquels vous pouvez suivre tout ce beau monde (et qui est diantrement difficile à censurer).

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101010010 - 2 août 2010

L’Atild, ou « comment tirer contre son camp »

By Gordontesos - Hacktivisme, Web

Ce titre vous est sponsorisé par Jérome Bourreau-Guggenheim. Et ne parlera pas de lui, mais de l’Atild, ou « Association pour le Téléchargement sur Internet et la Libre Diffusion », dont le nom en lui-même évoque des concepts que ses membres et fondateurs ne respectent pas.

Vous avez peut-être entendu parler de l’affaire Wawa-Mania, qui pour rappel, était partie d’un billet dans lequel Bluetouff dénonçait le soutien aveugle de certains (journalistes y compris) au fondateur d’une « board warez », Wawa-Mania pour ne pas la citer, poursuivi pour cette activité. Pour reprendre l’argument de Bluetouff, la problématique de l’affaire est que Zac (le fondateur donc) gagnait de l’argent en favorisant l’échange d’œuvres de l’esprit, et ce bien sûr sur le dos des artistes et ayant-droits. Suite à ça, on a pu assister à une véritable levée de boucliers d’une association, l’ATILD, créée par l’employeur de Zac chez AB Conseil (également un membre influent de la ligue ODEBI, pas la société, son patron), entre autres, qui s’était faite connaître quelques jours auparavant pour une opération « coup de poing » contre l’ALPA (vous savez, ceux qui spamment les DVDs de messages vous promettant une mort atroce si vous copiez les films – oui oui, sur les DVDs que vous avez achetés). Le dialogue constructif qu’on aurait pu attendre de gens défendant à priori les mêmes valeurs n’a pas eu lieu, et les interrogations de Bluetouff lui valurent un DDOS bourrin, qui affecta d’ailleurs un certain nombre d’autres sites qui n’avaient rien à voir avec cette histoire. DDOS revendiqué par des membres de Wawa-mania, et encouragé par l’ATILD. Je dois bien dire que cela me met particulièrement mal à l’aise : une association défendant la libre diffusion et le partage s’abaisse à faire taire un blogueur influent, connu pour ses prises de position pour la culture libre, le partage et la lutte contre les atteintes aux libertés. Faire tomber à coup de DDOS un site de propagande financé par le contribuable (et dont le prix me semble beaucoup trop suspect pour ne couvrir que son développement) est une chose, interdire la parole à un blogueur parce qu’il a osé nous critiquer en est une autre, qui est intolérable, tout comme l’encouragement de telles pratiques. Ne pas être capable de répondre aux accusations du blogueur est également une honte, qui ne fait que donner plus de poids à sa méfiance envers l’ATILD/Wawa-mania.

Enfin, j’ai beau prendre un plaisir certain à écrire des billets à côté de la plaque, et complètement sortis de leur contexte d’actualité, mais il y a une chose en particulier, que j’ai trouvé personnellement si aberrante qu’il me semblait important d’y répondre, même si ça n’en vaut pas vraiment la peine. Quelques semaines après la fin de cette affaire, alors que Bluetouff avait fort heureusement, et contrairement à ce qu’il avait laissé entendre, repris son blog, l’ATILD a publié ce qu’on peut qualifier d’attaque gratuite digne d’un nouveau-né. Vous pouvez lire cette diarrhée ici. On peut donc admirer un walloftext sans le moindre argument, qui se permet de diffamer Bearstech (l’employeur de Bluetouff – d’ailleurs, écorcher un nom comme ils l’ont fait sur le site est juste risible), de fouiller sommairement dans les affaires de sa famille (comme les affiliations de son père), de la mise à dos systématique de tous les sympathisants à Bluetouff (qui sont mine de rien tous les médias spécialisés et influents dans ce domaine).

Alors les mecs, il y a un ou deux trucs à comprendre :

  • quand on prétend défendre le partage et la libre diffusion, on essaie de le faire sérieusement, par exemple en se rapprochant d’organismes qui agissent réellement
  • si le but de l’association est de défendre les citoyens contre les ayants-droits, que ça soit clairement dit. Ce serait une très bonne chose en soi (tant qu’on ne met pas dans le même panier l’internaute « normal » qui partage sa musique comme tout le monde, et le mec qui se fait de l’argent sur du trafic de ce genre), mais la description de l’association n’est pas claire.
  • quand on veut défendre les citoyens dans des affaires médiatiques, il faut savoir se servir des médias. Vous avez su le faire dans une certaine mesure avec PC INpact, ou avec le Nouvel Obs, mais vous vous êtes grillés comme des débutants, simplement en vous attaquant à un blogueur apprécié de toute la communauté. Que ce soit sur Numerama, que vous pourriez vous permettre d’insulter si vous aviez la moindre influence, ou sur RWW ou PCI, vous n’êtes plus que des guignols. Ce qui évidemment nuit aux personnes que vous défendez.
  • Même chose au niveau politique; c’est cool de mépriser la droite par principe, mais oubliez-vous Nicolas Dupont-Aignan, fervent opposant à l’HADOPI, et pourtant homme de droite ? Et Lionel Tardy, Christian Vanestre ? Est-ce intelligent de les renier alors qu’ils partagent plus votre cause que certains hommes de gauche ? Votre rejet stupide de la moitié du paysage politique nuit d’autant plus à vos prétendues valeurs. Si un internaute de droite en appelle à votre soutien, recevra-t-il un crachat à la figure en guise de réponse ?
  • Un professionnel doit-il refuser des clients sur le principe de leurs convictions politiques ? La position que vous tenez ici est celle de TF1 ayant licencié Jérome Bourreau (hop, j’ai trouvé mon lien avec le titre) parce qu’il a eu des opinions contraires. Personnellement, mes clients sont des clients, je ne parle pas de politique avec eux, et ça n’a d’ailleurs pas lieu d’être autrement. Alors pourquoi reprocher à Bluetouff de travailler pour des clients affiliés UMP ? Ou même à Bearstech de ne pas sélectionner les sites qu’ils hébergent arbitrairement ? Je ne vois pas en quoi l’argument « il faut bien gagner sa vie » est illégitime. Et surtout, en quoi il concerne l’affaire Wawa-mania. Travailler pour un client est tout ce qu’il y a de plus légal. Favoriser le partage illégal (même si, comme vous et beaucoup d’autres, je souhaiterais que l’échange non commercial soit libre), et surtout, engranger des bénéfices de cette activité, est complètement différent, et il serait temps de s’en rendre compte.
  • « Fais gaffe Olivier, à vouloir faire du buzz, on passe vite pour un mec qui n’a que de la gueule. » Cette phrase peut parfaitement se retourner contre son rédacteur. L’ATILD a voulu jouer au plus malin, malheureusement, n’ayant aucun impact médiatique, c’est vous qui passez pour des blaireaux.
  • Parler de trahison dans ce cas est juste risible. Qui Bluetouff a-t-il trahi ? Il a toujours défendu le Libre et le Partage, et le fera bien longtemps après que votre association de boyscouts se soit dissoute. Ses opinions ont toujours été claires et nettes, contrairement aux votres. Par contre, défendre les bénéfices persos d’une seule personne, ça nuit à toute la communauté du partage libre.
  • « Une petite trouvaille… Olivier LAURELLI fait partie de la société Bearstech. » Une seule chose à dire : bravo les mecs. Vous avez mis combien d’agents sur le coup pour découvrir ça ? Ça n’a pas été trop dur de kidnapper des gars des renseignements pour ça ?
  • Relever que Bluetouff réclame le respect de la licence GPL, c’est à dire la citation de l’auteur, vous croyez que ça lui nuit ? Faut vraiment que vous sachiez que dans le Libre, il y a des règles quand même. Bluetouff a parfaitement raison d’exiger qu’elles soient respectées, lui qui choisit de ne pas restreindre la diffusion de ses articles. C’est bon à savoir quand on prétend défendre la « libre » diffusion.

Pour finir en beauté, je vous conseille de lire cet article qui complète bien ce que j’ai dit (les commentaires sont épiques).

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