22 août 2009 12:53

Gordontesos not dead ?

By Gordontesos - Blog, Linux&co, cet homme est fou

Oui, avec un point d’interrogation. Car je n’en suis pas vraiment sûr. C’est vrai quoi, regardez un peu plus bas (ou beaucoup plus bas, dépendamment de mon inspiration actuelle) : dernier article en date : 30 mars. Ce qui fait moultes secondes passées sans aucune nouvelle. Ce qui est, je vous l’accorde, relativement dramatique.

Quoi qu’il en soit, aujourd’hui au réveil, mes quatre personnalités dans ma tête ont commencé à me reprocher le silence imposé sur ce blog. Et donc, me voilà prendre la plume du clavier sans même savoir quoi dire. Mais vous devriez être habitués. Vous vous doutez donc que ce qui suivra est un dump intégral de mes pensées.

Michael Jackson donnera 44 concerts à Londres, dixit le site où j'ai trouvé cette photo

Le fait d’intégrer une photo du célèbre pédophile n’a à priori aucun rapport avec le reste de l’article, rassurez-vous. A la place, je parlerai plutôt de Gentoo Linux. Car j’ai fait l’acquisition il y a quelques mois d’un tout petit netbook (littéralement « filetlivre », mot dont le quotient de randomitude n’est pas étranger à cet achat), qui n’est d’ailleurs pas si petit en raison de son écran 10,2″. Cette machine, vous ne vous en doutiez probablement pas, est un MSI Wind U100-015 (avec un lien pour l’acheter, ce qui devrait me rendre riche, par un procédé alchimique dont j’ignore encore l’existence). Première constatation, ce PC est blanc. Comme Michael Jackson, voilà le lien est fait avec la photo. Seconde constation, il dispose de 2Go de RAM, ce qui est très bien pour les netbooks (littéralement … je l’ai déjà faite ?) de cet ordre de prix.

L’achat effectué, il a donc ensuite fallu déterminer son utilité. Ce qui n’a pas été une tâche aisée. Mais, au terme d’une réflexion intense d’une poignée de secondes, je décidai qu’il servirait à assouvir mes besoins compulsifs de tester tout et n’importe quoi, en termes de logiciels libres. Donc, une grosse sandbox, avec pour utilité secondaire d’être une machine d’appoint pour seconder mon PC principal, d’être plus portable.

Livré sous SUSE Linux Enterprise Desktop 10, j’eus tôt fait de supprimer cette distribution qui ne me semblait pas indiquée pour l’utilisation que je lui réservais (en sus d’une interface horriblement peu ergonomique, des fonctions non fonctionnelles…). La première tâche fut donc de décider d’une distribution à tester. Mon choix s’est vite porté sous Gentoo Linux, ce qui est incroyablement surprenant étant donné que j’en ai parlé plus tôt. Pour les ignorants dont j’ignore le but de la venue sur ce blog, Gentoo a pour particularité de compiler tout ce qui lui passe sous la main. Exit donc le très intuitif dpkg de Debian, pour installer un paquet, il faudra le compiler. Ce qui implique une durée d’installation sensiblement plus élevée, mais des performances à la hauteur, étant donné que tout est compilé localement. Le poney de bataille de Gentoo est donc l’optimisation du système. En plus de tout compiler, l’installation est manuelle, point ici de joli installeur graphique à la Ubuntu (que je respecte néanmoins beaucoup, car il est un exemple d’ergonomie, parfaitement dans l’esprit d’une distribution grand public), le système s’installe en ligne de commande, avec formatage, partitionnement, montage, récupération et installation des sources, configuration manuelle des premiers paquets (dont le célèbre /etc/make.conf , qui contient les options du compilateur et les USE Flags, mots-clés sélectionnés et définissant quelles fonctions des paquets doivent ou non être activées, ce qui est extrêmement pratique), configuration et compilation du premier noyau (avec une larme d’émotion), et je passe sous silence l’installation de choses triviales comme un gestionnaire de fenêtres. Dans la pratique, ces compilations sont simples à effectuer, car prises en charge par le système de gestion de paquets, Portage. Ainsi, côté utilisateur, on installe un paquet comme on le ferait sous toute bonne distribution (reposant sur dpkg), en une commande. Mais ensuite, il ne faut pas avoir peur de bidouiller les fichiers de conf dans /etc. Je ne vais toutefois pas chercher à égaler l’excellente documentation Gentoo, couvrant toutes les étapes de l’utilisation de cette distribution. Une fois cette introduction lue, mon choix devrait donc sauter aux yeux. Quoi de mieux qu’une distribution optimisable et intégralement paramétrable pour bidouiller sans limites son système ?

Ce que je n’avais initialement pas pris en compte, c’est le potentiel de calcul d’un processeur Atom. Pas le meilleur choix pour compiler, vous en conviendrez (si si). Sur ce point, je me rattraperai sur la PS3 (une fois le petit disque dur d’origine changé). D’ailleurs, je posterai peut-être dans un avenir incertain un article sur une course de compilation, bref encore un truc marrant. Je tiens à indiquer que l’installation (et toutes les manipulations effectuées ensuite) m’ont beaucoup apporté dans ma compréhension d’un système GNU/Linux. Pour suivre l’actualité palpitante de mes compilations, veuillez suivre ce lien. Non, je n’ai pas honte, oui j’ai osé faire ça. Et je le vis assez bien, pour tout dire.

Pour en revenir au sujet, j’ai expérimenté TrueCrypt, solution de chiffrage pour partitions. J’ai amèrement constaté que, même porté sous GNU/Linux, c’est un programme Windows. Le portage est d’ailleurs très incomplet, et, bien que j’aie pu crypter (quasiment à l’aveuglette, car il manquait initialement certaines options kernel, et, plutôt que de me les indiquer, le programme a préféré me sortir un message d’erreur générique, donc j’ai du recompiler 3 fois le noyau  pour activer les bonnes options) une des partitions d’une clé USB, le programme ne fournissait pas la moindre option pour effacer ce cryptage. Peu pratique, sachant que le mode portable (permettant de fournir un exécutable stand-alone pour décrypter à la volée la partition sans posséder TrueCrypt sur le PC d’accueil) n’existait tout simplement pas sous Linux. Ma solution fut donc de formater l’intégralité de la clé pour espérer écraser les headers de la partition cryptée. Pour le cryptage, je m’appuierai donc sur LUKS (solution de cryptage unifiée pour Linux). J’ai d’ailleurs découvert le site Drakonix, qui propose d’intéressants tutoriels, dont un pour crypter son système. Si vous êtes sages, j’écrirai peut-être un article d’ici là pour faire le point sur cette manipulation.

Sur ce même site, j’ai trouvé un intéressant document traitant de la création d’un live CD Gentoo, que je me suis empressé de suivre. Je ne peux malheureusement pas vous donner mon avis détaillé dessus, car je suis encore en train de compiler les paquets. Néanmoins, la méthode est intéressante.

Je dois vous laisser, une soucoupe volante vient de percuter ma voiture en faisant un créneau. La suite dans moins de 6 mois, j’espère.

PS : j’ai également les photos du Hellfest 2009 à trier et publier. C’est dire si j’ai du temps pour moi.

1 Comment »

One Response to “Gordontesos not dead ?”

  1. Tysha
    on 17 sept 2009 at 10:58

    espece de kikoogeek, met les photo du hellfest plutot !

    Salut !

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