Oui, car je sais aussi parler anglais. Une fois n’étant pas couture (et encore moins coutume, LAL), je vais consacrer cet article dans son intégralité à un échantillon de mon existence. Et, une fois n’est pas coutume, il est peu probable que cette introduction soit véridique.
Pour commencer, sachez que, et on peut aisément en déduire l’origine du titre, je suis revenu à mes amours d’enfance, en réinstallant symboliquement la distribution Mandriva One 2009, en lieu et place de la vieille Ubuntu 8.04 qui n’était pas si mal que ça. Nul ne se doute alors que c’est sur une Mandriva que j’ai fait mes premiers pas dans le monde arctique de GNU/Linux, la Mandrake 10.0, très exactement. Ça fait un foutrebail, si je puis me permettre.
Pourquoi la One, me direz-vous, qui à l’origine a pour but de proposer une distribution live (démarrant intégralement en mémoire vive à partir du médium), et non nécessairement une distribution « de travail » ?La raison est toute simple : ne souhaitant pas m’orienter vers un Powerpack payant (aussi juste la cause soit-elle), je n’ai pas voulu partir sur une base de la Free, car elle n’intègre pas de drivers propriétaires, ce qui est fort dommage pour mon hardware de bosniaque. Donc, partant d’une installation propre de la One, je bénéficie de l’accélération 3D et du fonctionnement de mon chip sonore, ce qui n’est pas si mal.

Si d’ailleurs j’ai choisi de revenir vers Mandriva, après un long épisode Ubuntuesque, c’est en premier lieu pour sa finition, et son bien meilleur support natif de KDE (Kubuntu ressemblant plus à mes yeux à un patch d’Ubuntu, sans réellement de travail sur l’intégration de l’environnement et sa stabilité). Et, force est de constater, que malgré des problèmes de Grub lors de l’installation du système sur mon disque externe, tout s’est déroulé dans la paix la plus totale (j’ai finalement écrasé mon installation Ubuntu sur le premier disque pour éviter l’erreur 17 de grub, que je n’ai d’ailleurs toujours pas élucidée).
Quoi qu’il en soit, j’ai beaucoup à faire pour me refamiliariser avec KDE, notamment dans sa nouvelle monture (comme un poney). Et, fort étonamment, je suis intimement convaincu que 85% de mon visitoire (il est possible que ce mot existe) ne porte pas le moindre intérêt à tout ça. Alors pour relever le niveau, selon le point de vue, je vais avec honte réitérer la grande erreur selon moi d’Ubisoft Montréal avec leur dernière création, j’ai nommé Prince of Persia ni plus ni moins, c’est à dire la trop grande ouverture au grand public (et à ces branleurs de casuals).
Je ne mâcherai pas mes mots, public, je vous préviens. Veuillez éloigner les enfants et les plantes vertes de votre écran, car, tels les dialogues d’une extrème violence que comporte ce jeu, ce qui va suivre peut potentiellement provoquer une combustion spontanée sur tout animal de type félin. Autrement dit, ça va découdre du slip.
Ne faisant pas dans la dentelle, je parlerai tout d’abord de la minable durée de vie du titre, qui le doit, non pas à la trop petite taille du monde disponible, mais à la fatiguante routine qui s’installe dès les premiers instants : très vite on se rend compte qu’on aura à répéter quelques 25 fois les mêmes opérations : arriver dans une région, emprunter un chemin défini parce qu’un random méchant a vomi partout sur les autres murs, mettre une rouste au méchant local (pour faire simple, il n’y a que 4 méchants locaux au total, qu’on aura à combattre 6 fois chacun, je vous dis pas la diversité des affrontements). Parfois, un illustre inconnu recouvert de bave apparaît sur une plate-forme, si tant est que vous soyiez allé faire caca entre le moment où on apprend son apparition et celui où il nous attaque effectivement (car, durant ce laps de temps, si on tranche subtilement l’endoit où va apparaître le monstre, le combat est instantanément expédié aux cachots).Donc, une fois que le méchant local est parti cueillir de nouvelles dents, on purifie le coin ( \_o< ), ensuite le vomi disparaît, des boules de lumière apparaîssent, et on va se balader frénétiquement dans la région pour toutes les attrapper. Ensuite, on passe à une autre région, et on fait la même chose.
Il est à noter que, dès lors qu’on a recueilli assez de bouboules fluo pour débloquer toutes les régions, la collecte ne présente plus le moindre intérêt (sauf celui de débloquer des trophées, mais à ce niveau, il faut vraiment le vouloir). Encore un point noir pour la durée de vie. Pendant qu’on y est, je tiens à dire que le gameplay est profondément décevant : il s’agit à peu de choses près d’un QTE du début à la fin. Les parcours acrobatiques ? Une simple pression sur un bouton lance la course, un mouvement complexe, etc… C’est bien simple, le jeu se joue à une main (ce qui peut être pratique lors des gros plans sur Elika…).
Les combats ? J’ai déjà parlé de l’extrème diversité du bestiaire (à tout casser, 7 ennemis différents dans l’intégralité du jeu). Les combats en eux-mêmes, quand il ne s’agit pas d’un boss, se résolvent en une seconde chrono : le combat se déroule sur une plate-forme, le temps de commencer un combo, l’ennemi se retrouve acculé (Prince of Greece ?) contre un mur, et, inévitablement, meurt sur le coup. Oui, la géographie du lieu fait que tout repose sur des fins pilliers de terre à des milliers de mètres de hauteur, mais tous les ennemis souffrent vraisemblablement d’une forme aigûe de vertige. Pour le reste, les combats contre les boss se ressemblent, ils diffèrent en réalité d’une seule technique, propre à chaque boss. Connaissant le nombre de boss, ça ne fait, encore une fois, pas vraiment le poids face aux attentes des joueurs, ceux de plus de 4 ans je veux dire. A part ça, précisons qu’il est impossible de mourir, et que la pénalité mise en place en cas d’échec (si on se prend trop de coups dans la gueule, donc) se traduit dans le pire des cas par unne récupération de 25% de la vie de l’adversaire, si et seulement si, le joueur s’est gratté en regardant le plafond pendant les 3 secondes qui ont précédé cet échec : en effet, l’échec ne se produit que si le joueur oublie d’appuyer sur une touche qui se met à clignoter sur son écran. A l’inverse, s’il appuie au bon moment, l’ennemi est envoyé bouler, et le prince regagne toute sa vie. Une difficulté fracassante, si vous voulez mon avis. Je ne m’étendrai pas sur le principe des états, qui limitent le champ d’action à une seule et unique touche, histoire de rendre la chose plus variée.
Parlons enfin du scénario : si celui-ci s’avère assez bateau mais néanmoins efficace, il faut applaudir chaleureusement la prouesse des génies d’Ubisoft, qui sont parvenus à écrire la pire fin de l’histoire du jeu vidéo. Pour ainsi dire, j’ai refusé de sauvegarder après avoir vu ça. En définitive, je suis extrèmement déçu de ce nouvel opus, qui s’annonçait pourtant comme très agréable, dans la lignée de ce à quoi nous avions été habitués avec le studio.

Mais, et sans changer de sujet, abordons un sujet plus joyeux, car j’ai également pu jouer à Prince of Persia Classic, remake en 3D du premier volet de la série, d’un an mon cadet. Ce jeu avait fait naître en moi moultes pulsions acrobatiques durant mon enfance, et j’ai pris un réel plaisir à y rejouer. Un bémol cependant, car la difficulté a encore une fois été revue bien à la baisse : là où, il y a 19 ans, il fallait viser au pixel près l’endroit où débuter son saut, on se retrouve assez guidé ici pour réussir ses acrobaties. Dommage, mais ça n’enlève au final rien de la beauté originelle du jeu. La bande-son semble plus pauvre que celle du premier opus, on retrouve cependant le thème de The Shadow and the Flame (Prince of Persia 2) avec plaisir. Finalement, j’aurai passé plus de temps sur ce jeu que sur le dernier opus Next-Gen. Inutile de préciser la différence de prix entre les deux.
Bref, je suppose que j’ai assez parlé pour ne rien dire d’intéressant, donc je vais me coucher heureux. Bonne nuit.