D’aucuns pourraient avancer, non sans raison, que je cherche, en publiant ce billet, à m’attirer les foules de non-VIP Google, c’est à dire les morts de faim qui cherchent à recevoir des invitations Google Wave, et qui le font savoir, sur Twitter ou autre.
Pour expliquer vite fait, sachez que Google Wave est un nouvel outil de communication, collaboration, etc. Notez le « etc », très important. Car Wave (on va l’appeler par son petit nom) est un OVNI, un concept, un briquet, voire une poutre ! Imaginez une seconde un forum de discussion, dans lequel tous les participants à un sujet peuvent répondre à n’importe quel message, sans que leur réponse s’inscrive dans le flux linéaire… Je suis peut-être un poil complexe (si ça me dérangeait de ne pas être compris, ça se saurait). Donc, je vais tenter d’expliquer en images.

Là, vous voyez les enfants ? C’est Google Wave (woaaaaa !) Ce qui m’amène à préciser que Wave est une web app, c’est à dire une application qui se lance directement dans le navigateur, sous la forme d’un site web (donc accessible depuis n’importe quel poste). On peut reconnaître au passage une build linux de Chromium. L’interface rappelle vaguement Gmail, le webmail de Google. Il est à noter que les fenêtres peuvent se réduire, de sorte à optimiser l’affichage selon ses besoins (exemple ci-dessous)

Comme on peut donc le voir, ici les onglets « navigation » et « contacts » ont été réduits en haut, ce qui est pratique lorsque l’on participe à une wave assez dynamique. Il est également possible de réduire pareillement la fenêtre « inbox », afin de consacrer un maximum de place à la wave. Petite précision, ce que j’appelle wave ici (sans majuscule) est la « discussion », ou le « travail collaboratif ». Un sujet, en quelque sorte. Les messages composant ce sujet sont appelés « blips ». C’est assez rigolo, si vous voulez mon avis.
Continuons, voulez-vous ? En passant sous silence les deux fenêtres de gauche, assez explicites à mon goût, nous pouvons observer la fenêtre de liste (sur le screenshot, montre la « inbox », c’est à dire les waves actives auxquelles on participe).
Comme pour Gmail, il est possible de cliquer sur une wave pour l’ouvrir sur la droite, mais également d’archiver, marquer comme spam, etc, une wave. On peut noter, dans la liste, que plusieurs vignettes apparaissent à gauche d’une wave. Elles symbolisent les participants. Car, lorsqu’on crée une wave, on y attribue des participants (ce qui peut aussi être fait à tout moment par les participants), qui pourront lire et écrire dans la wave. Ou faire plein d’autres trucs, vous allez voir.
Observons deux papillons. La dernière fenêtre, pardon. La sacro-sainte fenêtre contenant la wave ! (tadaaaaa)

C’est là que ça se (John_) corse. Là qu’on se rend compte qu’en fait, ça ne ressemble pas vraiment à un thread de forum, ou à une fenêtre de conversation Jabber. C’est bien plus que ça. Comme je l’ai déjà dit, une wave est composée de blips, et les blips peuvent contenir toute forme de contenu : du texte, mis en forme ou pas, mais aussi des images, des vidéos, une carte interactive (se basant, de façon fort surprenante, sur Google Map) sur laquelle les participants peuvent poser des points, tracer des figures, etc. Mais chez Google, on ‘est pas (totalement) sectaire, ainsi vous pouvez insérer un « gadget » sous forme d’une URL (qui pointera, bien sûr, sur une ressource compatible), et qui n’est limité que par l’imagination. En plus de ça, car jusque là, ce n’est pas vraiment révolutionnaire, sachez qu’il est possible de répondre à la suite des blips, mais aussi à un blip particulier (la réponse s’affichera en retrait sous ce blip), mais, et c’est très amusant, à un mot au sein d’un blip ! Dans ce cas, le blip réponse sera symbolisé par une petite bulle permettant d’afficher ou non la réponse (pour un souci de lisibilité). Ainsi, on peut répondre à n’importe quoi, et c’est un aspect très pratique, car il est alors possible d’utiliser l’outil pour collaborer sur l’écriture d’un document (on va écrire les sujets principaux, puis développer en répondant aux éléments en question, etc). On comprend vraiment l’utilité en l’utilisant. Par ailleurs, il est possible pour chacun des participants d’éditer tous les blips. J’entend déjà les forumeux crier au scandale, mais il faut se rappeler qu’une wave n’est pas publique (enfin, il est possible de la rendre publique, mais par défaut, elle est limitée à ses participants), donc je ne pense pas que ça puisse poser de problèmes (attention : pour l’instant, il n’est pas possible de supprimer un participant, la fonction est en cours d’implémentation).
Détail amusant, faute d’être réellement utile pour l’instant : lorsque l’on édite un blip, tous les participants nous voient taper en direct \o/ En fait, c’est assez pratique lorsqu’on travaille à plusieurs sur le même blip.
En plus de cette preview, qui je l’espère éveillera votre curiosité, vous pouvez lire l’excellent guide disponible ici.
Enfin, pour l’instant, Google Wave est en preview fermée. C’est à dire qu’il faut recevoir une invitation pour tester le bouzin. J’ai reçu récemment plein d’invitations à distribuer, et je vous propose de vous les vendre 600€ chacun. Ou pas, comme beaucoup sur la blogosphère, je les offre. Il suffira de poster un commentaire sous cet article, en renseignant une adresse e-mail valide (elle ne sera pas publique). Je choisirai arbitrairement les heureux gagnants. A l’heure actuelle, j’ai 12 invitations à distribuer, alors battez-vous farouchement pour les obtenir !
Et, pendant que j’y pense, je reviens sur ce que j’ai dit plus haut : « chez Google, on n’est pas (totalement) sectaire ». Raison de plus pour dire ça, Google Wave sera, à sa sortie, distribué sous licence libre ! C’est à dire que Wave, qui est en réalité un « protocole », d’après les dires de Google, sera librement utilisable, et des clients et serveurs alternatifs pourront naître partout, tout comme il sera possible d’installer « Google Wave » (l’interface web qu’on connaît aujourd’hui) sur son propre serveur, pour un réseau décentralisé, sur lequel on aura le contrôle total. Ce qui est, à mon sens, une excellente nouvelle, même si on peut légitimement se demander quel est l’intérêt de Google derrière tout ça (Wave, Chromium, Chromium OS, le nouveau langage Go, le nouveau protocole web, etc…). Je pense qu’on ne pourra pas le deviner en débattant sur les commentaires d’un blog, donc attendons.
Donc là, vous êtes devant un gros pavé de texte, vous avez eu la flemme de lire, et donc vous n’avez pas vu que je distribuais 12 invitations pour participer à la preview de Google Wave ! Je suis vraiment méchant